September 8, 2015

Deinove vient de signer un accord technologique et commercial majeur avec l'américain Tyton BioEnergy Systems.
A l'horizon 2017, le premier éthanol issu du tabac énergétique pourrait arriver sur le marché des biocarburants de deuxième génération. Il sera le fruit du partenariat franco-américain annoncé ce mardi par la société cotée Deinove, basée à Montpellier, qui vient de signer un accord technologique et commercial majeur avec Tyton BioEnergy Systems, à Danville (Virginie). Cette nouvelle biomasse n'est pas un tabac ordinaire, mais une source d'énergie renouvelable issue de la recherche de cette entreprise américaine, qui devrait révolutionner la fabrication de molécules chimiques biosourcées et de biocarburants. Pourquoi ? Naturellement pauvre en lignine mais riche en sucres et en huiles valorisables, ce fameux tabac, dont la culture nécessite peu d'eau sur des terres non exploitables pour des denrées alimentaires, permettra par exemple de produire trois fois plus d'éthanol qu'en utilisant du maïs et trois fois plus de biodiesel qu'avec le soja.

Un solide jalon
Six mois après l'obtention de son premier brevet américain, qui protège sa méthode de production de biocarburants sans pétrole, la société tricolore pose de solides jalons aux Etats-Unis. « Ce projet débutera par l'étude de l'assimilation de cette nouvelle biomasse par nos bactéries Deinocoques, que nous adapterons aux caractéristiques du tabac énergétique, et l'inverse sera réalisé par notre partenaire », explique Emmanuel Petiot, directeur général de Deinove. Ce jeudi, Tyton inaugure sa nouvelle unité pilote d'extraction en présence de Todd Haymore, secrétaire de l'Etat de Virginie à l'Agriculture et à la Forêt. Autre atout clef : « Les usines actuelles pourront être converties au tabac énergétique », projette Emmanuel Petiot, qui sera au premier rang jeudi.

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